La journée de grève et de manifs contre le projet de loi Woerth - Sarkozy sur les retraites est un grand succès, au-delà même des prévisions les plus optimistes. Près de 3 millions de manifestants, des taux de grévistes importants dans de nombreux secteurs, y compris dans le privé, une mobilisation à la hauteur des grandes journées de la grève de 1995 contre le plan Juppé et de 2003 contre la réforme Fillon. Il ne fait aucun doute que la mobilisation monte en puissance et qu'il y a encore de la réserve.
Mais le gouvernement fait la sourde oreille.
Woerth disqualifié, Sarkozy et Fillon au plus bas dans les sondages, la politique sécuritaire du gouvernement critiquée dans ses propres rangs, la fragilité du pouvoir et les dissensions à droite, reflet de l’impopularité de leur politique, sont un atout pour le combat qui s’engage. « Droit dans ses bottes... pour l’instant », c’est Sarkozy à la veille du 7 septembre, selon le journal patronal La Tribune. Selon un sondage récent, 60 % des personnes interrogées ne voulaient plus d’Éric Woerth et 70 % soutenaient la journée d’action du 7 septembre. Mais Sarkozy refusait d’envisager la moindre concession autre qu’à la marge sur la réforme des retraites et il a maintenu Woerth à son poste.
Cet été a été marqué par une série de déclarations et d’exactions racistes et sécuritaires des membres du gouvernement. Si la panique a sûrement guidé les premières annonces du gouvernement pour tenter une diversion dans le contexte des révélations successives de l’affaire Woerth-Bettencourt, c’est bien à une campagne orchestrée que nous assistons dorénavant. Ainsi, les ministres, députés et membres de l’UMP se sont succédé pour participer à un grand concours de déclarations racistes ou sécuritaires.
Comme nous vous l’avions annoncé fin juillet, vous avez entre les mains la nouvelle formule de Tout est à nous !
Nouvelle maquette pour commencer, avec * une Une plus claire, * un titre plus directement relié au NPA, * mais, aussi, quelques changements dans le déroulé du journal.
Ainsi, nous avons regroupé la page internationale avec l’actualité en France.
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des amis comme Éric Woerth ou Liliane Bettencourt. Le NPA, lui, ne compte que sur ses militantEs et ses sympathisantEs. Et puis notre (trop) cher ministre a davantage tendance à nous faire dépenser que gagner de l’argent. Bataille des retraites oblige, le NPA est sur le pont. Affiches, tracts, 4 pages, autocollants, banderoles... nous affichons nos couleurs et nos idées dans le mouvement.
Mais nous participons et aidons également à la diffusion, par ces mêmes voies de propagande, des appels, réunions, revendications de plusieurs centaines de collectifs retraites, dans lesquels le NPA est investi.