La bonne nouvelle de ces dernières semaines c’est que les résistances, les luttes reviennent haut et fort sur le devant de la scène, s’invitant même dans le débat électoral. L’exaspération est grande contre les politiques du gouvernement et du Medef dont l’unique objectif est de nous faire payer leur crise pour maintenir leurs richesses et un taux de profit acceptable par les actionnaires.
Au cours de la seule semaine dernière, plusieurs grèves ont eu lieu, dans les hôpitaux, les crèches publiques, l’Éducation nationale, la justice, contre les suppressions d’emplois, le manque d’effectifs et les réorganisations en tout genre qui mettent à mal les derniers services publics.
Pas de moratoire sur les retraites, a annoncé le gouvernement. Pour s’opposer à la destruction du système par répartition, les syndicats appellent à une journée de mobilisation le 23 mars. Faisons en sorte qu’elle soit massive.Sarkozy et Fillon l’ont dit et redit : le résultat des élections régionales n’influencera pas les décisions gouvernementales prévues. C’est en premier lieu le dossier des retraites qui va être mis sur la table avec un projet de loi présenté au gouvernement cet été, et un vote au Parlement, en septembre.
Deux enseignements majeurs sortent de ce premier tour des régionales:
- L’ampleur de l’abstention choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence;
- La vigueur du rejet de la droite et de Sarkozy au pouvoir, complices des grands actionnaires et des classes les plus riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux, a nourri la poussée du PS et d’Europe Ecologie.
Faut-il accepter de sacrifier les salaires pour préserver l’emploi ? Pour le patronat et le gouvernement, il ne s’agit pas de poser une question, mais d’organiser un véritable chantage. Avec des fermetures d’entreprises qui se poursuivent et un taux de chômage officiel de 10 %, les employeurs comptent bien imposer cette année la rigueur salariale lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). À chaque fois, les patrons resservent les mêmes arguments, appuyés sur de volumineux documents financiers :