1/ En même temps que le gouvernement approfondit sa politique antisociale, multiplie les expulsions de sans papiers, le pouvoir cible le NPA dans le cadre du débat sur l'identité nationale. Le NPA est confronté à une campagne médiatico-politique autour d'une de ses 2000 candidat-e-s aux régionales, Ilham Moussaid, qui porte un foulard, quatrième de la liste NPA - Alternatifs du Vaucluse (PACA) dont la tête de liste départementale est Jacques Hauyé.
L’effondrement des Bourses les 4 et 5 février derniers a montré que la crise entrait dans une nouvelle phase. L’automne 2008 avait vu le paroxysme de la crise financière et, dans la foulée, sa transmission à l’économie réelle. Cependant, après une chute phénoménale en 2009 du PIB américain de – 2,4% (sans véritable précédent depuis la grande crise), on avait cru pouvoir noter un redressement, vite baptisé «sortie de crise». Illusion: l’économie mondiale était en état de lévitation, touchant à peine le sol, portée à bouts de bras par un soutien public d’une extraordinaire ampleur.
6 000 travailleurs sans-papiers, en grève depuis le 12 octobre 2009, poursuivent courageusement, dans des conditions très difficiles, un bras de fer sans précédent contre le gouvernement. Leur détermination est exemplaire. Elle fait face à un gouvernement qui les pourchasse et propage le racisme et l’islamophobie et une droite qui multiplie les provocations racistes et sécuritaires (loi contre la burqa, déni d’asile aux 123 kurdes arrêtés en Corse, « jungle » de Calais, déclarations racistes d’Hortefeux et Morano).
La conférence de Londres sur l’Afghanistan, qui réunissait les forces qui y mènent la guerre, a décidé d’un plan de réconciliation avec les talibans qui déposeraient les armes. Jeudi 28 janvier, à la conférence de Londres, dans le vocabulaire de l’impérialisme occidental, les talibans ont changé de statut. Ils font désormais partie de ceux que Bernard Kouchner, dans une interview au Figaro, caractérise comme des « insurgés nationalistes ». Souvenons-nous. En 2001, l’invasion de l’Afghanistan été présentée comme le début d’une croisade pour faire faire tomber les « États voyous » et les réseaux terroristes de la région.
Avec la décentralisation, les régions sont en concurrence pour inciter les patrons à s’installer ou rester chez elles. Cédant à leur chantage, elles leur versent de plus en plus de subventions. Une logique libérale désastreuse pour les salariés.Les annonces en cascade de fermetures d’usine au cours de l’année écoulée ont créé un quasi-traumatisme dans plusieurs régions, dont certaines ont déjà été fortement frappées par les destructions d’emploi. Avec le développement de la crise économique, les aides apportées par les régions, en complément d’engagements de l’État, sont souvent apparues comme un moyen légitime d’éviter de nouvelles délocalisations.