Les travailleurs du site pétrochimique de Lavéra portent plainte contre leur employeur.

Depuis le début de l’année, plusieurs incidents se sont produits sur le complexe de Lavéra (13), qui est le plus grand pôle pétrochimique d’Europe du Sud et du bassin méditerranéen.
Suite à cette série d’incidents, une délégation de travailleurs conduite par leurs délégués de la CGT s’est rendu au commissariat de Martigues (13), le 18 septembre 2009, pour déposer plainte contre leur employeur pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Ainsi, le 12 août à Naphtachimie (société commune du Britannique Ineos et de Total Petrochemicals France), deux travailleurs ont été brûlés en allumant un four.
Le 6 septembre, suite à une importante fuite de vapeur, c’est tout le complexe qui a dû être fermé.
Quatre jours plus tard, lors d’une opération de maintenance sur une conduite, c’est quatre autres travailleurs qui ont été fortement incommodés par un composant chimique : le dichloroéthane.
Enfin, le 17 septembre, les habitants de Martigues ont pu voir une importante fumée noire venant de l’usine Naphtachimie. C’est un compresseur à gaz qui semble avoir calé lors d’une tentative de redémarrage de l’installation, provoquant d’importantes fumées à la torche.
La sécurité des travailleurs et des habitants de la région est sacrifiée sur l’autel de la rentabilité. Cette série d’incidents trouve directement son origine dans la réduction des effectifs et des mesures de sécurité. La direction a lancé en 2008 un plan visant à réduire les coûts de production de 24% d’ici 2013 et baptisé « Performance Plus ». Le seul plan performant et pertinent pour les travailleurs du site et pour les habitants du pourtour de l’étang de Berre serait de nationaliser toutes ces installations pétrochimiques pour ne pas laisser entre les mains de Total nos vies et nos santés.