Facs et labos en lutte contre la réforme des retraites et la loi sur la recherche

Depuis le 5 décembre, étudiant.e.s, personnels administratifs, enseignant.e.s, chercheuses et chercheurs sont en grève et dans la rue contre le projet de contre-réforme des retraites. Mais la mobilisation vise aussi à dénoncer les nouvelles attaques prévues contre l’université et la recherche publiques.
Après Parcoursup et l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, est annoncée une loi de Programmation pluriannuelle de la Recherche. Selon les rapports qui la précède, elle représente une rupture nette avec le service public d’enseignement et de recherche.

Nouvelles attaques
Elle orchestre le financement par contrats, contre les financements récurrents et y assujettit la création de postes dont la durée est fixée sur celle du projet. La création de nouveaux CDD désignés comme tenure tracks vise notamment à en finir avec le statut de fonctionnaire titulaire. Ces contrats de 5 à 6 ans seraient destinés à mettre à l’épreuve jeunes chercheuses et chercheurs avant un éventuel recrutement permanent.
Cela signifie donc une augmentation encore significative des emplois précaires, alors que depuis des années les recrutements pérennes dans les facs et dans les labos sont en baisse. À cela s’ajoute une nouvelle contre-réforme des concours de l’enseignement et des menaces sur l’avenir des IUT, tandis que la précarité étudiante continue de faire des ravages entraînant des événements dramatiques.

C’est pourquoi la lutte s’organise !
Outre l’Assemblée Générale du 2 décembre, un comité de mobilisation a été mis en place, travaillant en relation avec les organisations syndicales. Les cortèges des facs et des labos sont de plus en plus massifs et une action a été organisée le 12 décembre dans un incubateur à start-up (sic) pour dénoncer, face à la ministre Vidal, la marchandisation des savoirs et leur inféodation aux intérêts privés. Ce fut une grande réussite ! Une AG de coordination nationale se tiendra le samedi 14 décembre, afin de massifier la lutte et préparer la journée de grève et d’action du 17 décembre.
L’enjeu reste aujourd’hui la multiplication des AGs dans les universités – qui peinent quelquefois à se réunir du fait des fermetures imposées et de la répression comme à Brest où les CRS ont poursuivi les étudiant.e.s jusque dans la bibliothèque - et l’implication de l’ensemble des personnels administratifs (des actions sont réalisées pour la neutralisation des badgeuses comme c’est le cas à l’Université de Créteil).

Fanny et Vanessa

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