Les postierEs du 92 n’ont rien à faire devant un juge d’instruction  !

Le samedi 6 avril, les postières et postiers du 92 en grève « fêteront » leur 377e jour de grève… En attendant, malgré l’ouverture de négociations, la répression et les intimidations se poursuivent.

Des négociations sont entamées depuis un mois, mais La Poste refuse un report de deux ans des réorganisations dans certains bureaux où la grève est particulièrement active. En revanche, cette même direction a trouvé le temps pour dérouler, depuis le début de la mobilisation, tout un arsenal administratif et répressif, allant des huissiers à 500 euros de l’heure à la police (tous corps confondus) pour accueillir les grévistes à chacun de leur déplacement. 

Détermination sans faille

Et comme si ça ne suffisait pas, elle multiplie depuis un an les convocations au commissariat ou devant les juges pensant ainsi entamer le moral des grévistes au point de les mettre à genoux.

Cette semaine, ce sont donc Momo, Dalila, Gaël et Brahim qui étaient convoqués les 2, 3 et 4 avril devant le juge d’instruction pour répondre de faits remontant à… 5 ans !

La direction, qui a perdu 22 fois devant la justice durant ce conflit, est obligée de remonter le temps pour ressortir des dossiers anciens, tenter de discréditer les grévistes, leur faire perdre un temps précieux pour leur lutte… Et tout ça pour quel motifs ? « Violences », « dégradations » et « violation de domicile ». Rien que ça !

Mais que la direction de La Poste ravale sa morgue et comprenne une chose : elle pourra continuer de déployer sa sale machine répressive et policière pour régler un conflit social, elle ne pourra détruire la détermination sans faille des postières et des postiers du 92 à lutter contre l’exploitation, les oppressions et les injustices !

Un rendez-vous était bien sûr organisé les 2, 3 et 4 avril, pour soutenir les quatre convoquéEs ! 

Correspondante 

 

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