La marche pour la justice sociale et climatique sous tension

Samedi 21 septembre, sous un soleil estival, environ 15 000 personnes viennent pour défiler du Luxembourg jusqu’au Parc de Bercy en faveur de la justice sociale et climatique. Autorisée par la préfecture, contrairement à celle du matin, la manifestation rassemble très largement des jeunes et des moins jeunes : militants écologistes, altermondialistes, syndicalistes, gilets jaunes, citoyens venus en famille.

Pour les militants mobilisés qui n’ont pas pu défiler le matin, la manifestation de l’après-midi devient un point de convergence. Mais, dès le début, les premiers lacrymo fusent, pour isoler les militants plus radicaux venus en découdre. Cette répression et cette violence sont inacceptables. Les revendications de la marche sont étouffées, le cortège est étiolé, scindé. Néanmoins, par paquets, les manifestants finissent par partir avec une heure de retard et rejoignent le Parc de Bercy avec détermination, malgré l’appel de Greenpeace et de Youth for climate à quitter la marche.

La réponse de la préfecture, calquée sur le scénario du 1er mai dernier à Paris, a eu pour conséquence de prendre au piège le cortège. Preuve qu’une fois de plus, intimidation du mouvement social et répression font partie des recettes gouvernementales.

F. D.

 

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