Antiracisme

Quand un bailleur « social » fait la chasse aux migrantEs et à leurs soutiens.

Nous étions plusieurs milliers à Paris ce 17 mars pour la Marche des Solidarités : 2 000 selon la police (une mauvaise blague), 10 000 selon Vies volées, 6 000 selon le site Paris luttes info.
Dimanche 18 mars, 150 sans papiers ont pénétré dans la Basilique de Saint-Denis.
Dans une lettre de mission datée de septembre 2017, le secrétariat général du ministère de l’Intérieur a demandé à Gilles Clavreul, préfet proche de Manuel Valls, de proposer des mesures pour relancer les actions départementales en faveur de la laïcité.
En dévoilant ses intentions de se désengager de l’usine FAI, la multinationale passe à l’offensive en développant sa communication quasiment inexistante jusque-là.
Ce que produit sur des vies humaines la xénophobie structurelle – celle alimentée, institutionnalisée, normalisée par les politiques étatiques – n’a d’égal que la cruauté et la barbarie. Les occupantEs de l’amphi Z en savent quelque chose.
Le 28 février une trentaine de migrant.e.s, soutenue par des étudiant.e.s et des personnels de l’université de Jussieu, est venue trouver refuge dans un bâtiment chauffé et inutilisé depuis 2 ans.
Depuis la marche du 19 mars l’année dernière pour la Justice et la Dignité qui a réuni entre 10 000 et 15 000 personnes dans les rues, les violences policières à l’encontre des jeunes racisés des quartiers populaires se multiplient, de même que la chasse au migrant.e.s et aux sans-papiers se pour
Ce matin [7 mars] l’évacuation des migrantEs a eu lieu sur le campus. Cette expulsion demandée par la présidence d’université crée une catastrophe humanitaire en mettant près de 150 personnes à la rue. 

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