Vincent Peillon a récemment annoncé deux mesures pour l'éducation prioritaire : des heures de cours en moins pour les enseignantEs, et l'augmentation de l'indemnité mensuelle. Le dirigeants du SNES et du SNUipp, majoritaires dans l'enseignement, ont crié victoire au lieu de dénoncer les...

Education

Après la pause forcée, au moins en ce qui concerne la grève, pendant les deux semaines de vacances, la reprise du mouvement dans l’Éducation nationale était un pari difficile. Avec un gros enjeu : secteur clé, il était scruté par tout le monde.

La réforme du lycée, entérinée par le Conseil supérieur de l’Éducation le 10 décembre, constitue une remise en cause importante du système que nous connaissons et une grave régression.
Après la résistance de nombreux enseignants au « soutien » censé résoudre la difficulté scolaire, le projet d’évaluations nationales en CM2 et CE1 a probablement été l’élément de trop qui cristallise le reste.
Peut-on diversifier le recrutement des « grandes écoles » sans remettre en cause leur fonction primordiale : assurer la reproduction sociale de la poignée de grands décideursqui, en France, règne sur l’économie et l’appareil d’État, de pères en fils ?


Déjà avant les vacances de Noël, des lycéens sont descendus dans la rue à plusieurs reprises pour protester contre la casse de l’éducation et exiger le retrait de la réforme du lycée de Luc Châtel.


La proposition de loi Antier, comme la Palme d’or à Cannes du film Le ruban blanc, montrent bien que la violence infligée aux enfants est devenue une question de société incontournable, mais qui divise profondément la société.
La lutte que mènent les lycéens a trois objectifs principaux : le retrait de la réforme Chatel du lycée, l’arrêt des suppressions de postes et le retrait des mesures sécuritaires (flics dans les lycées, portiques de sécurités à l’entrée, etc.). Entretien avec Jules Lavalou, lycéen à Rennes.
Dans le cadre de la réforme du lycée, le gouvernement a décidé de supprimer l’enseignement de l’histoire et de la géographie dans les classes de terminale S. L’argument du gouvernement est qu’il faudrait spécialiser les jeunes en classe de terminale.
La grève du 24 novembre donne un point d’appui à de futures mobilisations contre la réforme de la formation des enseignants.
Personnels de l'éducation et postiers seront en grève le 24 novembre et feront cortège commun pendant une partie des manifestations prévues.

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