Communiqué du NPA. Les mauvais plans de Martin Hirsch.

L'enseignement professionnel n'en finit pas d'être un terrain d'expérimentation. Après l'orientation subie que connaissent beaucoup de jeunes se retrouvant dans une formation professionnelle non choisie, après la réduction à 3 ans, au lieu de 4, de la prépartion au Bac Pro, voilà maintenant l'argent comme carotte pour lutter contre l'absentéisme.

Cette « cagnotte » d'un montant de plus de 770 000 euros est une réponse coûteuse et qui ne résoudra rien.

Coûteuse quand on voit par ailleurs le gouvernement supprimer, chaque année, des dizaines de milliers de postes dans l'éducation nationale, rogner sur toutes les lignes budgétaires pour faire des économies.

Elle a, de plus, de grandes chances de pourrir le climat dans les classes et les établissements scolaires. Quand on voit les critères choisis pour augmenter la cagnotte de départ de 2000 euros, à savoir la présence en cours, les résultats scolaires, la discipline, on imagine les pressions de toutes sortes qui pourraient s'exercer aussi bien sur les élèves que sur les professeurs pour arriver aux 10 000 euros escomptés.

C'est la conscience de suivre une formation débouchant sur un emploi qui pourra motiver les jeunes et faire baisser le taux d'absentéisme.

Cela passe par une orientation qui respecte leur choix, un nombre suffisant de places pour les accueillir dans les lycées, des créations de postes d'enseignants titulaires pour abaisser les taux d'encadrement et non pas 29 000 supressions de postes en 2 ans, une allocation d'étude pour tous les jeunes en formation ou en recherche d'emploi.

Le 7 octobre 2009.

 

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