Grenoble (38) : c’est l’État qui expulse !

À Grenoble, l’État a remis à la rue, « faute de crédits », une grande partie des migrantEs qu’il avait hébergés cet hiver.

Une partie d’entre eux avaient été mis à l’abri à la suite d’expulsion de campements. Tous les moyens ont été utilisés contre eux : pressions, maltraitance, harcèlement, distribution d’obligations à quitter le territoire français (OQTF) et d’assignations à domicile (qui permettent de faciliter l’expulsion des familles du territoire).
Malgré l’arrivée du froid, c’est à nouveau le retour à la rue ou dans des squats ultra précaires pour plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des malades et beaucoup d’enfants. C’est le moment qui est choisi pour fermer environ 200 places d’hébergement. Et les personnes qui ont pu rentrer dans les centres d’hébergement ne sont guère mieux lotiEs, tant les conditions d’insalubrité, d’entassement et de maltraitance dépassent l’imagination.

Des coupes (très) sombres dans les crédits
Le conseil général (PS-PC) a annoncé tranquillement qu’il réduit de 70 % les crédits destinés à héberger les familles avec enfants en danger. Concrètement, cela revient à laisser ou à remettre à la rue une grande partie d’entre elles. Comble de cynisme, le service dédié à l’aide des familles à la rue vient d’être fermé. Une politique concertée donc.
Un collectif d’organisations, dont le NPA, s’est regroupé au sein de la CISEM (Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants), et lance régulièrement des actions en direction des pouvoirs publics. 
Vendredi 15 novembre, un rassemblement leur a rappelé le droit de chacun à un toit, sans résultat pour l’instant, malgré l’extrême gravité de la situation qui ne semble guère empêcher les responsables politiques de dormir. La CISEM n’entend pas en rester là !

Correspondant

Plus d’informations auprès du collectif de la patate chaude : collectif16septembre.wordpress.com 

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