La Poste

La semaine dernière, avec l’interpellation et la garde à vue de Gaël Quirante, La Poste a tenté de tétaniser les grévistes et de décapiter le syndicat SUD Poste 92. Les rassemblements du week-end, la solidarité qui s’est largement exprimée, a totalement déjoué cette manœuvre.

Quelque temps avant la mise en place du plan stratégique sobrement intitulé « Conquérir l’avenir », s’étalant de 2015 à 2020, la direction du groupe La Poste s’était engagée à ce qu’il n’y ait pas de plan social durant ces cinq années.
Le 11 juin, les travailleurs sans-papiers du centre Chronopost d’Alfortville ont entamé une grève reconductible pour exiger leur régularisation. Chronopost se cache derrière le fait que ce serait un sous-traitant qui emploie ces tra- vailleurs pour se défausser de toute responsabilité.
Lundi 17 juin, SUD et la CGT appelaient à la grève sur le département de l’Aveyron. Un nouveau foyer de grève qui s’ouvre, alors que toute la région Occitanie est touchée par des grèves postales depuis plusieurs semaines.
Ce lundi, Agnès, Anne-Marie, Nathalie, Fabienne, et Patricia, factrices à Miélan, dans le Gers, ont entamé leur 4ème semaine de grève reconductible. Les 5 postières se battent pour la réinjection d’emplois sur leur bureau.
Vendredi 14 juin, en réponse à la rupture brutale des négociations par la direction, les grévistes et leurs soutiens ont occupé le siège national de La Poste.
C’est aux environs de 6h dimanche matin que notre camarade Gaël Quirante, membre du comité exécutif du NPA, secrétaire départemental de Sud Poste 92, a été arrêté chez lui par la police et placé en garde à vue, une garde à vue prolongée.
Communiqué du NPA. 
Dans la nuit du 14 au 15 juin, une centaine de postiers et postières et leurs soutiens ont investi le siège national de la Poste à Issy les Moulineaux. Au lieu de chercher à discuter avec les grévistes, la direction a préféré, comme d'habitude, faire appel à la police.
Depuis maintenant sept semaines, une grosse dizaine de facteurs et factrices d’un centre de distribution à Castanet, près de Toulouse, sont en grève contre une réorganisation imposée par la direction.

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

S'abonner à La Poste