Droit au logement

Le temps passe et il ne se passe rien sur le front des loyers. Ou plutôt : ce qui était prévisible se réalise. Le recouvrement des loyers de l’échéance d’avril, après celle de mars, confirme l’augmentation des impayés. Elle est dans une fourchette de 10 à 25 % selon les bailleurs.

La crise sanitaire qui impose le confinement vient percuter les familles qui sont déjà en situation précaire, tant sur le plan des revenus que sur celui des dépenses.
Le confinement porte un coup aux revenus de 35% des ménages français. Les loyers, qui représentent 30% de leur budget en temps habituels, continuent de tomber. Si les entreprises peuvent arrêter de le payer, pourquoi pas les particuliers ?
Vous voulez un aperçu de l’état de la dissidence américaine pendant la pandémie de coronavirus ? Faites un tour d’horizon de la couverture médiatique de la semaine dernière.
Au moins jusqu’au 11 mai, on reste chez nous comme le dit la ville de Grenoble sur toutes les pancartes accrochées dans les rues. Oui mais pour pouvoir être confiné encore faut-il avoir un logement et pour les sans-logis ce slogan c’est uniquement du vent…
Nous le savions avant la crise et nous en avons la confirmation, les populations pauvres sont les premières à payer le prix de l’incurie des gouvernements face aux crises sanitaires, financières, environnementales.
Le logement est devenu, avec l’obligation du confinement, le lieu essentiel de résistance au virus. Or il n’y a quasiment rien eu, dans les décisions gouvernementales, en soutien aux habitantEs confinés des quartiers populaires.
Le logement est devenu avec l’obligation du confinement le lieu essentiel de résistance au virus. Or il n’y a quasiment rien eu dans les décisions gouvernementales en soutien aux habitantEs confinés des quartiers populaires.
270 : c’est le nombre de travailleurs sans-papiers entassés dans un hangar en guise de squat après leur expulsion – sur ordre de la préfecture le 29 octobre 2019 (à 2 jours de la trêve hivernale !) – du centre AFPA où ils avaient trouvé refuge.
Les associations de solidarité envers les plus précaires, comme toutes les structures et entités françaises, découvrent actuellement comment gérer – ou pas – leurs salariéEs, mais aussi les personnes accueillies et hébergées en ce début de crise sanitaire inédite.

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